De tous temps, les cultivateurs et les jardiniers ont relié les épidémies de maladie des plantes ou les invasions de ravageurs aux conditions climatiques. Au XVIIIe siècle, un abbé a contribué à faire de la météorologie une science à part entière.

Météorologie et santé des plantes sont intimement liées. Tous les paysans scrutent les cieux (ou aujourd'hui leur portable) pour anticiper les effets climatiques sur leurs récoltes. La prévention des accidents climatiques (foudre, grêle, gel) est un des enjeux majeurs pour l'agriculture. En 1912, la commission Agriculture du Sénat chiffrait les pertes à 200 millions de francs ; celles-ci furent augmentées à 500 millions (dans un article de la revue Génie civil) pour « tenir compte des pertes ultérieures provenant d'une sorte d'anémie des arbres ou des ceps atteints, qui diminue leur rendement dans l'avenir ».