L'impact moyen national de l'esca est évalué à au moins 13% de ceps improductifs. Cette maladie de dépérissement est caractérisée par le développement de parasites et de nécroses dans le bois conduisant à une expression chronique ou sporadique de symptômes foliaires très caractéristiques avant la mort partielle ou totale des ceps de vigne. Le développement de cette maladie est aujourd'hui bien connu comme étant sous la dépendance de nombreux facteurs, dont des facteurs culturaux.

Dans le cadre du programme Casdar V1303/CNIV intitulé « ?valuer l'impact de techniques agricoles et des facteurs environnementaux pour prévoir et lutter contre les maladies du bois de la vigne » (2013-2017), une action spécifique a été initiée pour mettre en évidence l'effet des modes de conduite ou de taille sur l'esca.
Cette action a comporté deux approches : l'une descriptive, sous la forme d'une enquête, présentée dans cet article ; l'autre analytique (article page 25). L'étude charentaise réalisée grâce au projet GTDFREE soutenu par l'ANR et le groupe Hennessy (2016-2021) a prolongé cette action à partir de 2017 (article page 25).

Les ceps conduits en lyre et en cordon s'avèrent souvent moins impactés par les maladies du bois que ceux conduits en Guyot (simple ou double) ou Guyot-Arcure. Il a été également montré que les formes Guyot avec des bras longs et bien formés sont moins impactées que les formes Guyot avec des bras courts ou absents. Par ailleurs, une forme non ou peu taillée (taille minimale ou mécanique) sera avantagée par rapport à une forme régulièrement taillée (cordon).