Longtemps négligés, les bords des champs peuvent désormais être gérés pour tirer parti de leurs atouts potentiels, en particulier pour favoriser la régulation naturelle des bioagresseurs au sein des cultures.
Deux études ont été réalisées en 2022 par la chambre d'agriculture du Nord-Pas-de-Calais. Une première étude, menée chez cinq agriculteurs de la communauté d'agglomérations de Béthune-Bruay-Artois-Lys-Romane, a visé à faire le lien entre la biodiversité de l'entomofaune (coléoptères et araignées) et les caractéristiques des bords de champs ; une seconde étude, réalisée sur une bordure enherbée dans la commune d'Esnes, a évalué différents modes de gestion et leur impact sur l'entomofaune et la régulation naturelle.
Ces études montrent que les bords des champs peuvent ne pas être des réservoirs de flore adventice ou de ravageurs. Le broyage, quelle que soit la période d'intervention, entraîne une division de l'abondance de l'entomofaune par trois et le potentiel de régulation des auxiliaires naturels est quant à lui divisé par huit. Les interventions réalisées en pleine période de sécheresse accentuent l'impact des températures extrêmes sur la faune. Une seule intervention réalisée le plus tardivement possible à l'automne, voire une année sur deux, reste le meilleur compromis pour respecter au mieux la faune auxiliaire des bords des champs.



