Une recrudescence du bois noir de la vigne, constatée dans les années 2000 au sein des vignobles français, a donné lieu à des travaux.
Le suivi des vignobles infestés a montré l'importance de la maladie puis sa baisse globale d'expression au cours des années, ainsi que les relations avec la présence d'ortie dioïque et/ou de liseron des champs. Ces adventices sont des plantes-hôtes de Hyalesthes obsoletus, insecte vecteur du phytoplasme responsable de la maladie. Le suivi des vols du vecteur a infirmé l'hypothèse de liens avec les températures régionales et suggéré celui des précipitations et de l'état du sol (abritant les larves de H. obsoletus). Un modèle de prévision des vols du vecteur a été testé. Il a été établi que la population de vecteur ne préjuge pas de l'expression de la maladie au même moment. En effet, un décalage apparaît entre l'infection du vecteur et l'acquisition de son caractère infectieux pour la vigne, puis entre l'infection de la vigne et l'expression des symptômes. Le caractère cyclique pluriannuel du bois noir avec la survenue de rémission est confirmé. Le rôle épidémique du matériel végétal n'est pas clarifié.
Le travail réalisé a fait émerger des conseils de gestion via celle des plantes-hôtes du vecteur :
' les combattre (désherbage, enherbement) hors des périodes de vol de l'insecte ;
' ne pas les perturber (fauche, broyage) en période de vol.
Les tentatives de lutte contre le vecteur par un micro-organisme et de baisse de l'expression des symptômes par application d'engrais foliaires et d'éliciteurs ont échoué.



