Suite à des détections de molécules herbicides vigne (simazine, terbuthylazine et diuron) sur le captage d'eau potable de Vosne-Romanée (Côte-d'Or) entre 1992 et 1997, un plan d'action pour la reconquête de la qualité de l'eau a été lancé sur le bassin versant de ce captage en 1998.
Le travail a démarré sur 254 ha de zone viticole, mais, des analyses ayant montré en 1999 des transferts de molécules venant de l'extérieur de cette zone, l'action concerne désormais 630 ha dont seulement 225 en vigne, et 120 viticulteurs.
Elle comprend trois volets :
? remplacement des trois molécules citées par d'autres au meilleur profil,
? encouragement aux pratiques alternatives au désherbage chimique de prélevée afin de lutter contre les pollutions diffuses,
? conseils de bonnes pratiques phytosanitaires pour éviter les pollutions ponctuelles.
Le suivi des pratiques viticoles (enquête) et de la qualité de l'eau (analyses) a montré que :
? le remplacement a été bien appliqué,
? le travail du sol s'est développé, l'enherbement permanent et l'Enm bien moins,
? les quantités globales d'herbicides épandus sur la vigne ont diminué,
? les détections des herbicides cités ont diminué,
? on détecte occasionnellement des herbicides vigne de post-levée, des fongicides vigne et des herbicides utilisés sur d'autres cultures,
? on détecte régulièrement de l'oxadixyl (fongicide déjà plus utilisé en vigne) et de la déséthyl-
terbuthylazine, métabolite de la terbuthylazine et conséquence des épandages réalisés avant 1998, dont la concentration tend à décroître.
La quantité totale de résidus de pesticides dans l'eau du captage diminue nettement, mais dépasse encore souvent la norme européenne de potabilité de 0,5 µg/l ; aussi une station provisoire de traitement des eaux fonctionne depuis septembre 2003. In the wake of the detection of grapevine herbicide molecules (simazin, terbuthylazin and diuron) in the potable water catchment of Vosne-Romanée (Côte-d'Or) between 1992 and 1997, an action plan was launched in 1998 in order to restore the water quality of the catchment area.
The initial project was focused on a vineyard zone covering 254 ha, but following the detection in 1999 of molecules coming from outside this zone, the action was extended and now covers 630 ha, only 225 ha of which are accounted for by vineyards, with just 120 wine producers concerned.
There are 3 stages to the water quality improvement process :
? replacement of the three aforementioned molecules by others which present a better profile,
? encouragement of alternatives to pre-emergence chemical weed control in order to prevent large-scale pollution,
? promotion of good plant protection product practices to prevent point-source pollution.
A survey of vineyard practices and analyses of water quality have shown that :
? replacement recommendations have been widely accepted,
? soil preparation methods are developing, but permanent and controlled grassing are less widely used,
? the overall quantity of herbicides used on grapevines has been reduced,
? there are fewer cases of detection of the aforementioned herbicides,
? occasionally, traces are found of post-emergence grapevine herbicides, grapevine fungicides and herbicides applied to other crops,
? there are also regular traces of oxadixyl (a fungicide which is no longer used on grapevines) and
deethane-terbuthylazin, a terbuthylazin metabolite resulting from applications prior to 1998, the concentration of which is on a downward trend.
The total quantity of pesticide residues in catchment water has diminished considerably, but still regularly exceeds the European potability threshold of 0.5 µg/l ; as a consequence a provisional water treatment station has been up and running since September 2003.