Les connaissances de plus en plus précises en génétique et le développement de nouvelles technologies ouvrent la voie à de nouvelles variétés résistantes aux maladies. Mais leur usage invite à comprendre les mécanismes en jeu afin d'en préserver l'efficacité.
Au contraire de la sélection, la compréhension des déterminismes génétiques de la résistance des plantes est récente (début du XXe siècle), mais les progrès rapides ont permis d'en cerner le fonctionnement. La reconnaissance du pathogène s'effectue d'abord à la surface de la cellule végétale par des protéines transmembranaires. Si cette première étape ne fonctionne pas, une autre étape de reconnaissance a lieu dans le cytoplasme. Une signalisation courte et longue distance d'alerte est déclenchée. Des « hormones de stress » sont impliquées, les plus caractéristiques étant l'acide salicylique et l'acide jasmonique.
La compréhension des mécanismes de la résistance a permis de proposer de nouvelles variétés ainsi que des stratégies pour limiter les phénomènes de contournement, mais également de développer des solutions de biocontrôle pour stimuler les défenses naturelles des plantes.



