En France, le glyphosate est sur la sellette, au moins pour une grande partie de ses usages. Aux évaluations économiques des alternatives par l'Inrae ' le rapport scientifique pour les grandes cultures est sorti le 9 juin, les filières ajoutent leurs propres enquêtes et études terrain, afin notamment d'orienter leurs essais. Après Arvalis, le Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes (CTIFL) a rendu ses résultats en mai dernier. Par ailleurs, le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation a fait réaliser par l'institut Ipsos un sondage sur les pratiques de désherbage des agriculteurs et les enjeux liés à l'arrêt de la molécule. Une enquête sur les utilisations dans les pays européens a également été publiée en mai dernier, révélant que les ventes de glyphosate représentent un tiers des ventes totales d'herbicides dans l'UE. Si l'on voulait résumer sommairement les différentes conclusions, on pourrait dire que des combinaisons de leviers existent pour remplacer le glyphosate sur une majorité d'usages, avec souvent des obstacles économiques liés à certains systèmes de cultures (pertes de rendement, achat de matériels, main-d'oeuvre qualifiée), tandis que des impasses techniques spécifiques sont clairement identifiées...