Le 4 août dernier, le Conseil d'État condamnait l'État à verser 10 millions d'euros d'astreinte, jugeant insuffisantes les mesures prises par le gouvernement pour améliorer la qualité de l'air. Cette condamnation concerne des dépassements de seuils fixés par la réglementation européenne en dioxyde d'azote (NO2) et en particules fines (PM10). Si ces substances sont surtout émises par les transports et le chauffage, l'agriculture est aussi concernée, d'autant que les autres polluants atmosphériques concernés par la directive (EU) 2016/2284 sont le dioxyde de soufre, les composés organiques volatils autres que le méthane mais aussi l'ammoniac (NH3). La qualité de l'air devient une préoccupation croissante et les concentrations en produits phytopharmaceutiques sont désormais étroitement surveillées, même si elles ne sont actuellement encadrées par aucune réglementation. Cette surveillance est un des engagements gouvernementaux du plan national santé environnement (PNSE 3) et du plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques (Prepa). Précisons que la Commission européenne, lors de la présentation le 12 mai dernier de son plan d'action visant à atteindre en 2050...