Afin de renforcer l'essor du biocontrôle, la loi du 30 octobre 2018 dite loi EGalim prévoit que le gouvernement adopte une stratégie nationale de déploiement du biocontrôle. Cette stratégie, pour les cinq années à venir, a été publiée le 10 novembre 2020. Copilotée par le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation et par le ministère de la Transition écologique, elle vise à mettre en oeuvre une série de mesures dans le domaine de la recherche, de l'expérimentation, de l'innovation industrielle et du déploiement sur le terrain. Quatre axes sont définis et leurs objectifs détaillés : accélérer la recherche, l'industrialisation et le développement de nouvelles solutions de biocontrôle (quatorze objectifs) ; simplifier les procédures réglementaires pour l'autorisation et l'utilisation des solutions de biocontrôle (sept objectifs) ; assurer le déploiement du biocontrôle sur le territoire (dix objectifs) ; promouvoir le biocontrôle au niveau de l'Union européenne (trois objectifs).
Au niveau national, dès 2021, vont notamment être engagés :
' la mise en place d'un dispositif d'accompagnement des TPE/PME développant des produits de biocontrôle et les techniques facilitant leur mise en oeuvre, dispositif porté par la Banque publique d'investissement ;
' la consolidation de la définition réglementaire du biocontrôle ; l'objectif est de ne viser que les produits dépourvus de risque, ou présentant un risque faible pour la santé ou l'environnement ;
' le recours facilité aux pièges à phéromones pour la surveillance et la lutte contre les insectes ravageurs des cultures ; dans ce cadre, depuis peu, le piégeage de masse à base de médiateurs chimiques et sans substance insecticide est dispensé d'AMM ;
' la simplification des procédures administratives pour la dissémination dans l'environnement des macro-organismes utiles à la protection des plantes.
La stratégie vise aussi...



