Le parasite oomycète Plasmopara viticola est l'agent causal du mildiou de la vigne, une des maladies de la vigne les plus dévastatrices, et dont la lutte représente une part majoritaire des volumes de fongicides utilisés en viticulture.

Dans le projet Visa, l'UMT Seven a cherché à savoir si la capture de spores de P. viticola dans l'air des parcelles de vigne permettait d'anticiper les développements épidémiques, et donc pouvait être utilisée comme un indicateur permettant de raisonner l'utilisation des traitements fongicides antimildiou. Un outil de capture active de spores, suivi d'une quantification moléculaire, a été développé et testé sur un vignoble expérimental à partir de 2019.

Sur la base de premiers résultats concluants, l'outil a été proposé dans le cadre d'un réseau de recherche participative composé de viticulteurs partenaires depuis 2021. En 2022, la mesure de spores a été intégrée dans une règle de décision ayant pour objectif de retarder les premiers traitements fongicides de la saison, et qui a été testée par une dizaine de viticulteurs volontaires. La méthode, délibérément simpliste pour sa première année d'expérimentation, a permis de retarder jusqu'à quatre passages, sans effet sur les rendements.