Les progrès scientifiques offrent des moyens de plus en plus ciblés d'obtention de nouvelles variétés, qui s'ajoutent à l'ensemble des techniques traditionnelles d'amélioration variétale. La directive européenne 2001/18 définit les organismes génétiquement modifiés (OGM) en considérant les moyens d'obtention utilisés. D'un point de vue génétique, de nombreuses obtentions variétales peuvent être considérées comme des OGM (y compris toutes celles définies réglementairement).

Ainsi, les variétés de blé tendre 'Renan' et ses descendants ont reçu, par des méthodes sophistiquées de croisements interspécifiques qui ne se produisent pas dans la nature, le gène de la résistance au piétin-verse d'une graminée sauvage. Du point de vue génétique, il s'agit bien d'un OGM. De ce même point de vue, peuvent être considérées comme des OGM les espèces synthétiques, obtenues par croisement de deux espèces non interfertiles, comme le triticale et le tritordeum, ou encore les plantes obtenues par modification du niveau de ploïdie qui affecte la régulation des gènes. Ces modifications génétiques importantes sont exclues de la directive européenne 2001/18.