À la suite de pullulations importantes de pucerons sur pomme de terre de consommation, des systèmes d'avertissement ont été mis en place en 1994, en région wallonne. Ils ont permis de mieux connaître ces ravageurs et de conseiller les fermiers de manière beaucoup plus précise.
Les comptages en parcelles réalisés depuis plus de vingt années indiquent clairement que la lutte systématique à l'aide d'insecticides n'est pas nécessaire chaque année, loin de là, et que l'activité plus ou moins importante des parasites et prédateurs de pucerons est probablement la clé de voûte de la protection.
Les identifications des espèces montrent également que, plutôt que de parler « des » pucerons de la pomme de terre, il faut davantage raisonner la lutte en fonction des espèces présentes, toutes n'ayant ni la même biologie, ni la même sensibilité aux insecticides.