Le cuivre est inscrit comme candidat à la substitution. Son approbation expirera le 31 décembre 2025. Sa réapprobation se basera sur le nouveau cadre d'évaluation des substances métalliques proposé par l'Efsa en février 2021. En attendant, la feuille de route proposée par le ministère de l'Agriculture en 2019 vise à favoriser la recherche d'alternatives et leur diffusion sur le terrain.
Selon le rapport d'évaluation de l'Efsa publié en 2018, l'écotoxicologie du cuivre reste à approfondir. Toutefois, les constats actuels incitent à diminuer les doses. Une expertise scientifique collective (ESCo) Inrae-Ifremer publiée en mai 2022 contient un focus sur le cuivre et confirme des impacts sur les organismes aquatiques, et la faune du sol dans certaines conditions (eau, pH, matière organique?).
L'étude d'Inrae publiée en 2018 sur les alternatives en agriculture biologique a conclu en l'absence de substitution possible en l'état des connaissances. Comme l'illustrent les travaux des filières (notamment vigne et arboriculture fruitière) présentés dans le centre de ressource sur le cuivre mis en place en 2021, il s'agit moins de remplacer le cuivre par une substance équivalente que de combiner des leviers dans l'espoir de s'en passer (en condition de faible pression phytosanitaire) ou de réduire les doses.



