Le Maroc cultive l'une à côté de l'autre les deux plantes sucrières : betterave et canne à sucre.
Au plan phytosanitaire, si la canne à sucre est affectée d'un nombre de maladies et ravageurs assez restreint, la betterave est sujette à une multitude d'attaques relativement importantes et diversifiées limitant sérieusement son niveau de production. En particulier la casside (Cassida vittata), qui trouve refuge dans la canne à sucre, devient de plus en plus inquiétante sur la betterave à sucre.
Une étude effectuée en 2002 a évalué la fréquence d'attaques de divers ravageurs dans les trois zones de production de la plaine du Gharb ainsi que les dégâts sur feuilles. Elle montre que la casside est le ravageur le plus redoutable sur betterave à sucre dans cette plaine avec des pullulations de plus en plus importantes et des dégâts souvent forts.
De plus l'insecte semble souvent échapper à la lutte chimique réalisée par les agriculteurs de la région. Une enquête et une analyse statistique donnent des éléments d'explication à ces échecs (notamment problème de fréquence des interventions insecticides et faible variété des molécules utilisées). Les études continuent. Morocco is one of the rare countries in the Mediterranean Basin ? perhaps even the only one ? where different sugar plants are found growing side by side : sugar beet and sugar cane. Both of these crops were introduced into the country in order to meet consumer demands for sugar, which until recently were among the highest on an international scale.
Whereas sugar cane is affected by a fairly small number of diseases and pests, sugar beet is subject to a multitude of diverse parasite attacks which have a serious impact on production. According to a study carried out in 2002, Cassida vittata is the most serious pest in the region and would seem to be able to survive the chemical control methods adopted by the farmers on the Gharb plain. The article deals with the problem posed by the fact that Cassida vittata has been able to take refuge in sugar cane crops and is now causing ever greater cause for concern on sugar beet.
The key issues today are to evaluate the frequency of attacks in the three production zones of the Gharb plain, to explain the causes of the population explosion and to estimate the effects of the pest on yields and sugar quality on a heavily-infested sugar beet plot.



