Les espèces adaptées aux denrées stockées ne cessent de se développer pour plusieurs raisons : réduction des pesticides, réchauffement climatique, augmentation des échanges commerciaux?
Face à la disparition de solutions chimiques à large spectre d'action ou à forte rémanence, les organismes stockeurs doivent recourir à des moyens alternatifs. Ces derniers varient selon les situations (ravageur, culture, température de stockage, ventilation...) et nécessitent une connaissance de la biologie des insectes des denrées d'autant plus grande que les moyens de surveillance restent encore limités (piégeage, silothermométrie...).
Cette connaissance permet d'adapter, voire de combiner les solutions à disposition, car aucune ne suffit à elle seule. Ainsi, le nettoyage des équipements et l'abaissement de température limitent les risques de développement, sans tuer les insectes présents. L'anoxie et le traitement au CO2 restent cantonnés aux denrées à forte valeur ajoutée. La terre de diatomée, les huiles essentielles, le traitement par la chaleur... offrent chacune des avantages et des contraintes techniques et/ou économiques.



