La pulvérisation des produits phytopharmaceutiques s'accompagne d'un phénomène de dérive de pulvérisation : sous l'effet du vent, des résidus peuvent se déposer en dehors de la culture traitée. Afin de limiter l'impact de ces dépôts, des distances de non-traitement accompagnent les autorisations de mise sur le marché. Depuis trois ans, des distances de sécurité vis-à-vis des riverains et des personnes présentes s'appliquent également.

Le projet Capriv (Concilier les applications phytosanitaires et les riverains), lancé fin 2020 pour deux années, cherche à investiguer les liens entre la dérive et exposition des riverains. Il vise à consolider les bases de données existantes sur la dérive et à évaluer, pour chaque filière, les matériels pour leur performance antidérive, ainsi que le bénéfice de structures de protection (haies naturelles, filets...) sur la base d'expérimentations.

Différentes configurations de matériels ont pu être validées expérimentalement sur la base d'un protocole harmonisé, avec la vérification de niveaux de performance en réduction de dérive, toujours amplifiés lors qu'une barrière physique (haie, filet) est présente. Les mesures d'exposition de personnes présentes ont nécessité de nombreux tests préliminaires mais donnent souvent des résultats convergents.