La forêt est soumise à des changements rapides liés à la modification des cortèges parasitaires sous l'effet des invasions biologiques et de l'évolution du climat.
Depuis quinze à vingt ans, la recherche a documenté certaines évolutions parasitaires en lien avec l'évolution du climat. Les cas des pins confrontés au Sphaeropsis ou au Dothistroma, des chênes confrontés à l'oïdium ou au Phytophthora sont présentés dans cet article.
Le réchauffement risque d'accroître la diversité fongique et les déficits hydriques sensibilisent les arbres aux parasites. Malgré tout, prévoir l'évolution parasitaire reste difficile, principalement du fait de la mauvaise connaissance des communautés d'agents pathogènes forestiers. D'ores et déjà, le changement climatique a permis l'expansion de certaines maladies ou l'installation de nouveaux bioagresseurs.
Ces problèmes sanitaires sont d'autant plus préoccupants que leur action limite le panel d'essences utilisables en forêt, réduisant de ce fait ses capacités d'adaptation aux changements globaux. Outre la diversité des essences, le principal moyen de prévention consiste à limiter l'introduction et la dispersion d'agents pathogènes invasifs.



