Des études ont été menées dans le but d'évaluer les possibilités de la technique dite des « zones refuges » pour prévenir les risques de survenue de résistances de la pyrale du maïs aux « maïs Bt » (c'est-à-dire génétiquement modifiés pour lutter contre la pyrale du maïs par expression d'un gène de Bacillus thuringiensis).
Ces études montrent une homogénéité génétique entre les populations collectées sur différentes parcelles de maïs. Cette homogénéité suggère que les pyrales migrent aisément d'une parcelle à l'autre. Les parcelles de maïs non génétiquement modifiées pourraient donc être des zones refuges efficaces à condition qu'il n'y ait pas décalage des cycles des pyrales résistantes par rapport aux sensibles (ce point restant à vérifier). En revanche il existe un isolement génétique entre les populations de pyrale prélevées d'une part sur maïs et d'autre part sur houblon ou armoises. Il semble donc préférable de ne pas compter sur ces deux plantes hôtes alternatives comme zones refuges naturelles. A series of tests have been carried out to determine the workability of « refuge area » techniques aimed at preventing risks caused by the resistance of corn borer to « BT-corn » (i.e. corn which has been genetically
modified with a Bacillus thuringiensis gene in order to resist European corn borer). The study shows that there is a certain level of genetic homogeneity between the populations collected on different corn plots.
This suggests that the corn borer has little difficulty migrating from one plot to another. Plots of non-genetically modified corn could therefore become refuge areas so long as there is no significant life-cycle gap between resistant and sensitive borers (an issue which is yet to be resolved). There is however evidence of genetic isolation in relation to corn borer species sampled from corn, and also from hops or artemesia. It would therefore seem to be unwise to consider using these two alternative host plants as natural refuge areas.



